Les monuments

Église de Chérence

L’église de Chérence est placée sous le vocable de la translation de Saint-Denis.

Les différentes étapes de construction sont lisibles sur l’église Saint-Denis. Un clocher central, un chœur avec chevet polygonal et plusieurs chapelles sont articulés au XVIe siècle sur la nef, seul vestige de l’église primitive. Celle-ci, du XIIe siècle, est soutenue par une charpente plafonnée d’un berceau de bois. Ses murs sont percés au Nord de trois petites fenêtres romanes, vestiges de la construction primitive, et le vaisseau, plus large que la croisée, communique avec les croisillons par de petites portes à cintre surbaissé, placées de part et d’autre de l’arc triomphal.

Les contreforts, biais aux angles, portent des pinacles du côté Nord. L’accès au clocher se fait par une tourelle d’escalier octogonale placée dans l’angle de la nef et du transept côté Nord.

A l’intérieur, les voûtes de la nef à décor Renaissance sont uniques en leur genre dans une église majoritairement gothique ; elles sont datées de 1556. Une voûte comporte un plafond carré cantonné de quatre nervures. Les autres travées sont couvertes de croisées d’ogives. La clôture du chœur en bois sculpté, qui présente un décor intéressant de médaillons à figures, est caractéristique de la Renaissance. Les fenêtres du XVIe siècle sont vraisemblablement contemporaines des voûtes. Trois statues polychromes de pierre : Dieu le Père, Saint-Eloi et la Vierge seraient du XVe ou du XVIe siècle.

L’église fut classée monument historique en 1962  bien après la cloche de bronze datant de 1591 (objet classé aux M.H. en 1918), les clôtures latérales du chœur du XVIe siècle (classées en 1927) ainsi que la statue de la « Vierge à l’enfant » datant du XVe siècle (classement en 1931).

Prieuré de Chérence

La ferme du Prieuré, située au sud de l’église, est constituée de divers bâtiments anciens étagés sur la pente naturelle du terrain, dont le logis seigneurial du XIIe siècle à fenêtres gothique et un pigeonnier circulaire. Acquise en 1783 par la duchesse d’Enville, la ferme dite du Prieuré est inscrite à l’inventaire supplémentaire des Monuments Historiques depuis 1926.

En 1823, le Prieuré fait partie des biens du duc de Rohan-Chabot.  Sa propriété passe ensuite à la famille Bréant, puis Duval. Par héritages successifs, il devient en 1930 la propriété de Georges Dethan qui consacrera de nombreuses années à sa restauration.  Georges Dethan avait épousé en 1900 l’artiste-peintre Marie-Thérèse Roullet.

A l’époque où le Prieuré appartient encore au duc de Rohan-Chabot, un pressoir est installé devant le chœur de l’église. Il sera finalement démoli à la fin du XIXe siècle.

Prieuré de Chérence

L’abreuvoir communal est constitué d’un long bassin surélevé. Cet aménagement assez rare permet aux animaux de s’abreuver plus facilement que dans les mares. Il est caractéristique de la volonté de rationalisation de l’agriculture du XIXe siècle.

La pompe qui est utilisée pour élever l’eau du puits date du XIXe

Avant que le réseau de distribution communale de l’eau ne soit créé, cette pompe était utilisée quotidiennement par tous les habitants qui ne disposaient pas de leur propre puits pour s’approvisionner en eau.

C’est en 1741 que fut réalisé le réseau acheminant sur trois kilomètres l’eau des sources de Chérence vers un réservoir creusé dans la falaise, au dessus des communs du château de la Roche-Guyon. On peut encore voir de cet ancien réseau hydraulique une série de regards de visite sur le parcours souterrain de la conduite d’eau vers le réservoir, ainsi qu’une partie du pont-aqueduc construit par Villars, l’architecte de la duchesse d’Enville, qui enjambe « la Charrière des Bois ».

Croix pattée Chérence

Sous les arbres à l’entrée du village, se trouve une petite croix dont la construction est supposée remonter entre le XIIIe et le XVe siècle. Sa base est constituée d’un chapiteau de colonne retourné.

Le calvaire de Chérence

Le calvaire situé au centre du cimetière a été reconstitué avec différentes pièces après la Révolution. Les différentes parties de ce calvaire sont les éléments d’un ancien monument reconstitué ont été assemblées après la Révolution. Les éléments proviennent notamment d’un ancien monument, primitivement orné des statues de saint Jean et de sainte Catherine, placées sur des culs-de-lampe ouvragés. L’ouvrage, daté du XVIe siècle, a été inscrit à l’inventaire des monuments historiques en 1926.

Entre le XIXe et le XXe siècle cette propriété a évolué progressivement dans l’édification des bâtiments au rythme de la prospérité des carriers des familles Boucher et Fournier qui ont exploité la pierre de Chérence. A partir d’une ferme dotée d’une maison d’habitation plutôt modeste, des aménagements successifs ont abouti à l’installation du château Maigret tel qu’il existe à ce jour.